Éradiquons la vérole solférinienne !

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Bonjour. Aujourd’hui, c’est fatigué et après une semaine de maladie et de révisions que je viens vous faire mon coup de gueule. Pour être franc, je n’étais pas sûr de venir ce soir pendant un moment : eh oui, c’est les partiels. Révisions obligent, j’ai moins de temps pour moi, et du coup, moins de temps pour gueuler. Seulement, c’est plus fort que moi : le naturel a repris le dessus, et je suis obligé de venir cracher mon venin.

Notre premier ministre préféré a enfin dégainé sa botte secrète – qui, en vérité, ne l’est plus vraiment. En effet, le 49.3 est ressorti, un an après avoir été utilisé pour la loi Macron. C’est ce que l’on peut appeler, au mieux, de l’indifférence pour la colère du peuple, au pire, de la provocation pure et simple.

Cela fait plusieurs semaines que cela dure. Manuel Valls et Patrick Kanner défendent corps et âme cette arme démocratique : on relèvera ce merveilleux champ lexical de la guerre. D’ailleurs, Bruno Le Roux estime que le 49.3 permet la vraie discussion. On n’est pas dans la merde.

Mais voyons, c’est bien sûr ! Enlever aux parlementaires le droit de voter une loi permet de mieux en discuter. C’est aussi stupide que de présenter un tel projet de loi quand on est un gouvernement dit de gauche.

Une motion de censure devrait donc être déposée d’ici quelques heures. Il reste maintenant à croiser les doigts et espérer un réveil des députés pour faire sauter tout ça. Seulement, le gros problème, c’est que pour faire sauter le gouvernement, il faut que la majorité des élus votent pour cette motion de censure. Pour ça, il faudrait remplir l’hémicycle. Oui, là, ce n’est pas la majorité des votes exprimés qui compte, mais la majorité des élus ! Je pense donc que l’on peut faire une croix dessus. Des solutions, pourtant, je n’en vois pas trente-six. A court terme, il faut un blocage total et continu de l’économie : une grève générale, et un redoublement des actions. Le gouvernement ne semble pas comprendre ce qui lui pend au nez, et je peux vous le dire : ça peut faire très très mal. A plus long terme, c’est la constitution complète qu’il faut modifier !

Le gouvernement le montre haut et fort, il n’en a rien à faire du peuple. Il n’en a rien a faire des travailleurs, il n’en a rien à faire des précaires. Surtout il n’en a rien à faire de la rue. Seulement, le peuple ne semble pas… que dis-je ! ne semble plus accepter de se faire écraser de la sorte par la vérole solférinienne opportuniste qui est à la tête de l’état aujourd’hui. A l’image de ce qu’on pouvait lire sur la banderole féministe il y a quelques semaines à Nantes, le peuple, c’est comme les pavés : à force de marcher dessus, on se le prend dans la gueule.

Pour conclure, je finirais par citer les deux hommes qui dirigent aujourd’hui notre état : « Le 49.3 est une brutalité, est un déni de démocratie, une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire. » Merci à ces larbins serviles du patronat : je n’ai même pas à le dire moi-même, ils le font à ma place. Nous pouvons donc nous poser une question essentielle. Entre la démocratie et la dictature, où se situe le PS aujourd’hui ? Moi, j’ai ma petite idée.

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